lundi 28 novembre 2011

Frenzal Rhomb - Smoko At The Pet Food Factory - 2011

  1. Bird Attack
  2. Mummy Doesn't Know That You're A Nazi
  3. 5000 Cigarettes
  4. Cockroach Ligh Switch
  5. Knuckleheads
  6. Just Because It's Soap, Doesn't Mean It's Clean
  7. My Dearest Friend
  8. Back To The Suburbs
  9. Edward Sausage Fangs
  10. Alvarez
  11. Hungry Jacks Carpark
  12. Snouts In The Trough
  13. Dead Celebrity
  14. Metrognome
  15. When My Baby Smiles At Me I Go To Rehab
  16. The Rude Tourist
 
Les surprises fusent de partout cet automne. Le nouvel album de Frenzal Rhomb en est une autre. Il sortait en Août en Australie, mais je n’allais pas en entendre parler avant Octobre puisque sa sortie en Amérique du nord était prévue pour le 11 de ce mois. Le titre paru sous l’étiquette Fat Wreck Chords, qui appartient au chanteur de NOFX, Fat Mike. Il s’agit là du plus gros label punk indépendant en Amérique et probablement aussi celui ayant la meilleure distribution à travers le monde. En bref, les groupes signés sur Fat Wreck sont généralement les plus connus du genre punk (et skatepunk). On peut entre-autres penser à Lagwagon, NoUse For A Name et Strung Out en guise d’exemple.  Cependant, l’étiquette Fat ne signe pas seulement des groupes punk rock et skatepunk. Il y a aussi beaucoup de pop-punk et de punk-ska, styles qui ne m’attirent pas particulièrement et c’est pourquoi j’ai un peu délaissé cette maison de disque ces dernières années. Excepté l’excellent album des Flatliners en 2010, le label m’avait un peu déçu côté skatepunk, mais il vient de se racheter avec cette galette composée de 16 chansons toutes plus rapides les unes que les autres. Aucun morceau ne dépasse les 3 minutes sur cet album, on ne fait pas dans la dentelle. Le groupe a un style particulier, ajoutant parfois quelques « geulages » dans les chansons sans toutefois en abuser, ils sauront se créer un style à la fois agressif et mélodique tout en gardant une petite touche « pop » et sans embarquer dans une technicalité plus poussée contrairement à Jet Market par exemple. C’est probablement cet aspect plus « pop » qui fait que le groupe se retrouve sur une étiquette importante comme Fat Wreck. Les refrains accrocheurs et la relative simplicité des structures des chansons rendent le groupe plus accessible au grand public alors que la vitesse effrénée (surtout le batteur) et le son typiquement skatepunk apportent les critères nécessaires pour que les amateurs du genre y trouvent aussi leur compte. En effet, des albums aussi rapide que celui-là, Fat devrait en sortir plus souvent!
Mes chansons favorites sur l’album sont : 5000 Cigarettes, Knuckleheads et Back To The Suburbs. Ces chansons (et plusieurs autres sur l’album) me rappellent étrangement un groupe californien nommé Secondshot, que j’affectionne particulièrement.
Le groupe a produit un vidéo pour la chanson « Bird Attack » la première de l’album. Personnellement je n’aurais pas choisi celle-ci alors je vous propose d’écouter aussi les excellentes « 5000 Cigarettes » et « Back To The Suburbs ».

Vidéo officiel pour la chanson "Bird Attack"
Frenzal Rhomb - 5000 Cigarettes


Frenzal Rhomb - Back To The Suburbs


Bonne journée!

Seb

dimanche 27 novembre 2011

From The Tracks - The Greater Distance - 2011


  1. The Greater Distance
  2. Reverse
  3. This Machine And I
  4. Fifty Feet Under
  5. State Of Grace
  6. Skeletons
  7. Reason Is Able But Hatred Is Mad
  8. Sinking Ships
  9. Cold
  10. Stories
  11. Ghost Of Old
  12. Drained
  13. Shout At The World
  14. What Separates Us All
 
Ce printemps paraissait le troisième album du groupe From The Tracks : The Greater Distance. Il s’agissait du premier effort du groupe depuis que les écossais Sean et Gav (ex Sicktrick) ont rejoint les suédois Mike et Patrik (ex Ends Like This) pour former un From The Tracks mi suédois, mi écossais. Auparavant, From The Tracks n’était constitué que de Mike et Patrik, qui composaient seuls toute la musique et faisaient des spectacles avec des musiciens qui n’étaient pas dans le groupe à temps plein. Il est aussi intéressant de savoir que From The Tracks est né des cendres du groupe Ends Like This, qui était à l’origine le projet solo de Mike.  Les 2 premiers albums, Recover (2009) et This Machine And Eye (2010) (version « remasterisée » de This Machine And I, originalement paru en mp3 seulement au début 2009) sont entièrement produits par le groupe et sortent sur des labels indépendants : Kickass Records (Belgique) pour Recover alors que TMAE est distribué directement par le groupe en édition ultra limitée de 50 copies. Les chansons de TMAE seront reprises sur « Everything We Did In Between Everything Else » un cd collectif de toutes les chansons de From The Tracks qui ne figurent pas sur Recover ou The Greater Distance. Ce collectif sortira sur l’étiquette japonaise High Speed Flower, peu après la sortie de The Greater Distance.
Passons maintenant à celui qui nous intéresse, le dernier bébé, The Greater Distance. (Avril 2011) From The Tracks étant probablement ma plus grande découverte depuis 2009, (avec leurs homologues suédois Rebuke) j’accordais une grande importance à la sortie de cet album. L’ayant pré-commandé directement du groupe, j’étais l’un des premiers à mettre la main sur le cd. La formule utilisée pour cet album est à peu près la même que pour les autres, soit des chansons courtes et rapides pour la plupart mais aussi, l’écriture et la voix de Mike. Toujours aussi inspirants, les textes prennent à la tête et ont encore une fois une certaine valeur poétique par l’utilisation de rimes et jeux de mots qui font qu’on se rappelle des chansons :
« I’m a mess dressed for success, transform this phrase into words that taste of these troubled times where honesty is getting harder and harder to stand by, Paint this excuse on the tip of my teeth then I’ll be the first to head off again, Those words taste worse than the tongue they’ve cursed» - Reverse
« I felt like a stone that sunk into the river of a thousand drunks, with hope afloat on sinking ships your name was sticking to my lips, I used to know that feeling but I never knew it’s name »- Sinking Ships
L’album est excellent, mais tout n’est pas rose. En effet, la production aurait pu être bien meilleure. J’ai dû l’écouter beaucoup de fois pour enfin m’habituer à ce son plutôt « rough » qui donne un aspect un peu « maison » au résultat final. Certaines rumeurs comme quoi le groupe aurait été pressé par le label furent entendues sur les forums de skatepunkers et pourraient expliquer pourquoi l’album n’a pas un son meilleur à celui de ses prédécesseurs. Il s’agit là de la critique principale lancée envers le groupe. Personnellement, j’apprécie beaucoup cet album en dépit de la production. Je préfère que le groupe produise des albums à petit budget plutôt que de ne rien produire du tout. Je dois cependant concéder le fait que la production pas très nette pourrait refroidir l’ardeur de certains nouveaux auditeurs face au groupe, c’est pourquoi je suggère de commencer par les vieux albums pour se faire une bonne idée du potentiel de From The Tracks. The Greater Distance avec un meilleur son aurait pu être le meilleur album du genre en 2011. Il gardera néanmoins sa place dans mes 10 préférés cette année.
Mes favorites sur l’album : Reverse, This Machine And I (seule chanson de FTT qui n’est pas chantée par Mike), Sinking Ships, Reason Is Able But Hatred Is Mad, Stories.
À noter que les chansons 11-14 sont des chansons bonus pour l’édition japonaise : Drained et Ghost Of Old sont des titres qui furent enregistrés en même temps que « Recover » alors que Shout At The World et What Separates Us All viennent d’un demo enregistré en 2010 peu après l’arrivée de Sean et Gav. Il est d’ailleurs facile de se rendre compte que la production n’est pas du tout la même sur ces chansons que sur le reste de l’album.
Le groupe sortira bientôt un cd en « split » avec deux groupes du Japon, encore une fois via High Speed Flower. La sortie est prévue pour la fin 2011 ou le début 2012, il n’y a toutefois pas encore de date officielle pour le lancement. Le split sera constitué de 4 nouvelles chansons par groupe.



 From The Tracks - Reason Is Able But Hatred Is Mad
 From The Tracks - Apology Theoretically Accepted (This Machine And Eye, 2010)

 From The Tracks  - Friends Make Bad Fan (Recover, 2009)


 From The Tracks - Ghost Of Old (Bonus The Greater Distance, 2011)


Bonne journée!

Seb

lundi 21 novembre 2011

Lowbrow - Doing It All Wrong - 2011

  1. Prop
  2. Paradise
  3. Momento
  4. Fort Kickass
  5. Simple Words
  6. Locked Doors And Bulletproof Glass
  7. Setting Fires
  8. Open Road
  9. The Duel
  10. Some Things Won't Change
  11. Mom And Dad Song
  12. Loose Change
  13. El Zilcho
  14. Separation
  15. American Tragedy

Parfois, la vie nous réserve de belles surprises. Ce fut le cas le matin du 1er  Novembre 2011. Ce matin-là, fidèle à mon habitude, je me connecte au forum skatepunkers pour suivre le fil des nouvelles dans l’univers du skatepunk. Un sujet de discussion attire mon attention, il y a un nouveau message dans le « topic » du groupe Lowbrow. Je ne connais que très peu ce groupe, mais je me souviens qu’au mois de Mars 2011 un utilisateur du forum, (« Uncle Fundip ») un californien nommé Daniel avait posté quelques chansons de son groupe, que je jugeais très prometteur. Suite à quelques extraits et aux dires de Daniel, selon qui l’album allait être prêt très bientôt, mon intérêt était piqué a vif. Plusieurs imprévus dans l’enregistrement et le mixage feront qu'il s’écoulera beaucoup de temps avant que je n’entende à nouveau parler de cet album. Je commençais d’ailleurs à l’oublier, jusqu’à ce fameux jour du 1er Novembre où le groupe décidait de lancer son album à la fois sur internet et sur disque compact. La philosophie du groupe (comme plusieurs autres dans le style) est de faire écouter sa musique au plus grand nombre de personnes, et non d’en vendre le plus de copies possibles. Daniel distribue alors l’album en format MP3 gratuitement sur skatepunkers, mais aussi sur bandcamp où il offre 140 téléchargements gratuits. Fébrile de cette longue attente, je m’empare du produit fini tel un gamin en furie devant son nouveau cadeau de noël. Je suis en proie à une surexcitation majeure dans l’attente du téléchargement. Il faut dire (encore une fois) que cet automne aura été particulièrement prolifique en albums skatepunk.

L’attente enfin terminée, je me lance tête première dans l’écoute de cet album, ma foi très consistant. Il contient 15 chansons pour un total d’environ 45 minutes, ce qui est très productif pour un album skatepunk. En fait, en prolongeant ainsi leur opus, les gars de Lowbrow prennent un risque. Ce type de musique peut facilement tomber dans la redondance ou la répétition et certains auditeurs pourraient avoir le sentiment que l’album « s’essoufle » passé la 11e ou 12e chanson. Toutefois ce n’est pas le cas avec cet album qui est selon moi très diversifié et qui s’écoute aisément du début à la fin.On a pas l'impression qu'il y ait des chansons superflues. Certaines sont typiquement « skate », elles sont courtes, techniques et rapides (Fort Kickass, Loose Change) alors que d’autres ont une saveur plutôt Punk des années ’90 et rappellent beaucoup de grands noms du genre No Fun At All ou Bad Religion. (Simple Words, Some Things Won’t Change, Separation). Règle générale, il s’agit là d’un savant mélange de skatepunk et de punk « classique ». La voix ni trop aigue ni trop rauque, est très claire et se comprend super bien même pour un francophone. Les refrains très accrocheurs prennent à la tête, ainsi après quelques écoutes je me surprends à chantonner « I don’t mind but I feel like choking on the simple words you said that have left me broken » (Simple words) ou bien « All of our lives, we believe the notion that we were right. » (Prop). Le fait de savoir les paroles après seulement quelques écoutes confirme mon appréciation de cet album, qui s’incruste un peu plus dans mon subconscient écoute après écoute.
Les gars de Lowbrow ont pris beaucoup de temps à peaufiner leur réalisation mais au final je peux vous assurer que l’attente en valait le coup. En terminant, je lève mon chapeau à l’excellente chanson finale de l’album « American Tragedy », morceau très travaillé de près de 5 minutes. Ce titre déborde d’émotion et nous montre qu’on n'a pas besoin d’aller au bout du monde pour voir la misère. (Cliquez pour voir les paroles)

Page Officielle de Lowbrow (Contenant toutes les paroles de l'album)

Video promotionel pour l'album (la chanson Loose Change) :

Chanson "Simple Words" (audio seulement) : 


Chanson "Simple Words" en spectacle le 11 Juin 2011


Yippy!

Seb

dimanche 20 novembre 2011

Jet Market - Sparks Against Darkness - 2011


  1. Lame Attemps At Improving A Lost Art
  2. My Deep Black Nights
  3. 15 Hundred Miles For A 15 People Show
  4. Aiming High
  5. Sparks Against Darkness
  6. You Can Always Make My Day
  7. Used To The Worst
  8. The Missing Link
  9. Don't Say You're Sorry, Because You're Not
  10. Wayfarers
  11. As Tides Change
  12. Hate Is Baggage
  13. Expectations vs Facts
  14. Myth Became Legend, Legend Became History

Le voici, le voilà! L’album que j’attendais depuis quelques temps, le nouveau Jet Market! Je me souviendrai sans doute de l’automne 2011 comme étant porteuse d’excellence en terme de sorties d’albums skatepunk! Mettons-nous en contexte : Jet Market est un groupe skatepunk , originaire d’Italie, plus précisément de Rome. Le groupe est parfois qualifié de « skatecore » à cause de sa vitesse d’exécution extrême, ses quelques passes de « geulages » et l’utilisation d’éléments provenant du hardcore dans la musique comme par exemple les « gangs shouts ». Il s’agit ici du troisième album complet du groupe,  qui suit « Reverse of the medal » (2006) et « Perdition »(2009). Alors que l’album de 2006 à un son plus typiquement skatepunk, celui de 2009 intègre beaucoup plus d’éléments du hardcore et est beaucoup plus brutal. Je dirais que « Sparks Against Darkness » se situe entre les deux. Certains titres me rappellent « Reverse of the medal » alors que d’autres sont clairement plus du genre « Perdition ».  Encore une fois sur cet album, les italiens ne font pas dans la dentelle et nous envoient 14 titres style « rentre dedans, saute partout » en commençant par la marque de commerce du groupe : une courte introduction instrumentale rapide et technique, semblable à celle des deux autres albums. Après l’introduction (qui laisse présager plein de bonnes choses) on a droit à un titre qui nous fait comprendre pourquoi on qualifie ce groupe de « skatecore » : la chanson démarre à 238 km/h et le chanteur fait exploser sa rage dans le micro durant les premières secondes pour ensuite en revenir à un chant plus conventionnel.  Il faut savoir à propos de ce groupe que le chanteur principal est aussi le batteur. Bien qu’il soit très souvent accompagné par les autres membres du groupe dans le chant, on peut imaginer que sa tâche est colossale! Surtout à la vitesse où il exécute son jeu de batterie. Je ne peux que me plier d’admiration devant un tel talent et une telle dévotion face à la musique. On dit que le skatepunk n’est que de passion et il est facile de le constater lorsque l’on voit des groupes comme Jet Market ayant à leur sein des individus prêts à se démener pour la musique qu’ils aiment. L’album compte beaucoup de moments forts, je note entre autre la pièce titre « Sparks Against Darkness » avec son chorus et son air qui prend en tête. Celle-ci contient d’ailleurs une contribution vocalique de la légende canadienne du skatepunk, nul autre que Steve Rawles. (chanteur du légendaire groupe Belvedere et actuellement de This Is A Standoff) Autres moments forts de l’album : la chanson « Wayfarers » qui tient le rythme à une vitesse folle durant toute sa durée, puis « Hate Is A Baggage » qui est un concept batterie/basse/voix fort intéressant! L’album est en quelque sorte une « boule de vitesse » le concept étant le court, rapide et mélodique, les titres durent en moyenne 2 minutes, le plus long de l’album ayant une durée de 2 :36. Ici, on est vraiment dans l’esprit skatepunk pur.
Le groupe qui n’est pourtant pas super connu a pourtant réussi à obtenir la collaboration de 8 maisons de disques (indépendantes) pour promouvoir la sortie de l’album. Il s’agit de :

1.      No Reason Records (Italie)
2.       Kickass Records (Belgique)
3.       Bad Mood Records (France, Suisse)
4.       Milestone Sounds (Japon)
5.       Pee Records (Australie)
6.       Angry Chuck Records (Russie)
7.     Disconnect Disconnect! Records (Royaume-Uni)
8.       Discos Rayados (Espagne)

Avec une telle armée de promotion, le groupe est sûr de faire parler de lui. À noter qu’encore une fois, l’album n’est pas disponible sur une étiquette du Canada ou des États-Unis, la distribution du groupe en Amérique étant habituellement prise en charge par le site Interpunk, qui doit importer les cd’s d’Europe.
Voir les liens:
Lien Skatepunkers

Jet Market en spectacle à Leuven, (Belgique) pour le Kickass Fest 2008.

 Jet Market - Sparks Against Darkness 




Seb

mercredi 16 novembre 2011

The Decline - Are You Gonna Eat That - 2011


  1. A Crash Course In Emotional English
  2. Showertime In The Slammer
  3. Excuse Me
  4. $hit Yeah!
  5. You Call This A Happy Meal?
  6. 66B
  7. Human Exports
  8. The Financial Equivalent Of A Complete Rectal Exam
  9. Worlds Apart II
  10. Rooftops
  11. 2006
  12. Addison


Dans la foulée des nombreuses sorties d’albums, il y en a certains qu’on attend, et d’autres qui se révèlent comme de véritables surprises. Il s’avère que cet automne, le nouvel album de « The Decline » nommé « Are You Gonna Eat That? » fut une véritable surprise pour moi. Je connaissais déjà un peu ce quatuor australien par leur ancien album paru en 2009, mais à ce moment il ne s’agissait pas d’un de mes favoris. Je dois dire que le nouvel album est (en ce qui me concerne) une coche au-dessus de son prédécesseur. Les gars ont encore une fois envoyé leur album au studio Blasting Room, (Fort Collins, Colorado) pour qu’il soit mixé par nul autre que Jason Livermore. (même ingénieur que pour les formidables « A Wilhelm Scream ») Le résultat est fulgurant, l’album à une production très nette (pour du skatepunk) et le nom de Jason Livermore et du Blasting Room associé au projet ne pourra que pousser certains curieux à « esseyer » ce groupe. Aussi, contrairement à l’autre album, le nouveau paraît sur l’étiquette « Pee records » en Australie, et jouit donc d’une meilleure distribution. Que dire sur cet album? Il démarre en trombe avec la courte et touchante « A crash course in emotional english » qui est sure de rester dans votre cerveau pour tout le reste la journée avec ses gangs vocals : « search the deserts and the sky until I die, and now I know what money cannot buy, I’ll bleed the oceans dry for one night!!! » L’album dans son intégralité reste fidèle au genre skatepunk et ne nous propose que des chansons rapides et mélodiques, excepté « 2006 », une chanson acoustique. Ce qui est étonnant, c’est de constater à quel point les chansons restent dans la tête, après quelques écoutes on se surprend à savoir les paroles. Puis, le fait que le groupe ait 2 chanteurs à la voix assez différente l’un de l’autre ajoute un attrait à l’écoute et fait changement à l’approche « classique » de la plupart des groupes des années ’90 où il n’y avait généralement qu’un chanteur. (Lagwagon, No Use For A Name, Satanic Surfers…etc) The Decline sont aussi impliqués socialement et comptent plusieurs chansons à caractère politique ou social. Il est à noter que dans leur ancien album, ils tenaient des propos quelque peu radicaux sur des sujets comme la religion (ex : la chanson Refujesus) ou l’industrie de l’élevage. (ex : la chanson Putain de chaine alimentaire, curieusement nommée en français.)Propos que je crois auraient dû être un peu plus modérés. Le nouvel album quant à lui, n’exprime pas vraiment d’idées aussi radicales que celles entendues auparavant. La critique sociale est encore présente mais est plus modérée et parfois présentée sous forme d’humour. Entre autre, on peut penser que la pochette est une critique de la religion.
Ceci étant dit, je crois que cet album mérite l’attention des amateurs de skatepunk. Toutes les chansons sont excellentes, la seule chose que je changerais serait l’ordre des chansons, pour mettre la chanson acoustique en dernier. J’ai développé une dépendance à ce disque, il fait désormais partie de ma rotation régulière et je suis sûr que comme tout bon skatepunk, il passera aisément le test du temps. Je n’arrive tout simplement pas à croire que ce groupe n’ait aucun distributeur en Europe ou en Amérique du Nord. Pour obtenir une copie, il faut l’importer d’Australie. 
Pour plus d'infos voir les liens et le "video" youtube ci-dessous.
Bonne écoute.
Seb


The Decline - A Crash Course In Emotional English